J'aurais aimé y aller toute seule mais je n'ai pas le permis de conduire, je n'ai que 15 ans ... Donc je suis obligé de m'y rendre avec elle. Habituellement les autres filles ça ne les dérange pas d'être avec leur s½ur aînée pour faire du "lèche-vitrine" surtout quand ce n'est pas elles qui payent. Mais moi c'est bien différent, elle me paye quelques bricoles, mais en échange je dois la supporter, elle, et toutes ses manière assez agaçantes. Mais heureusement dans sa voiture elle a très bon goût pour la musique !
On est arrivée au centre commercial et là ,enfin la paix. Elle est partie rayon fringues et maquillage et moi à la boutique de chaussures.
En sortant de là, je suis tombée nez à nez avec Pierre, le nouveau, enfin c'est plus un nouveau ça fait un mois qu'il est assis à côté de moi en cours, d'histoire et de maths. Il est mon voisin en classe mais aussi mon voisin de palier. J'avais raison, il fait partie de cette nouvelle famille. Je l'ai vu un soir où il rentrait chez lui et moi je m'apprêtais à sortir les ordures. Je ne l'aime pas trop, il est intelligent mais refuse de le montrer, et quand les professeurs l'interrogent il donne sa réponse avec un air arrogant. De plus il est extrêmement réservé cela fait un mois qu'il est là et il ne répond que par monosyllabes et n'a pas vraiment d'amis dans la classe.
Je venais de l'éviter de justesse car comme l'autre jour, il allait trop vite et ne regardais pas où il fonçait !
-Désolé ! Je ne t'avais pas vue.
- A part me rentrer dedans à chaque fois que tu en as l'occasion et de t'excuser perpétuellement tu sais faire quoi d'autre ?
- C'est bon...! Miss ! Je suis désolé et que puis-je faire pour que Madame accepte mes excuses et en reste là ? »
Cette fois je ne savais pas quoi répondre en le regardant partir, c'était la première fois que je le voyais comme ça. Il avait l'air très en colère, d'habitude il bégayait, devenait gêné et ne répondait pas.
-Hey ! Kate tu as finie ?
C'était ma s½ur, elle revenait avec des milliers de sac ...
Dans la voiture et au déjeuner, je n'ai pas arrêté de repenser aux paroles de Pierre. Je dois avouer que ce garçon ne me laisse pas si indifférente que je le prétendais. Je pense souvent à lui, mais pas comme une fille qui pense à un garçon. Non lui il m'intrigue, je ne sais rien de lui mais il me semble différent des autres.
Après le déjeuner j'avais décidé de regarder un bon vieux film à la télé. Mais ma mère m'avait conseillé de sortir car le temps était vraiment très agréable, alors je pris mon appareil photos et je me rendis au lac. On peut y prendre de très belles photos et c'est plutôt calme, à l'exception, de quelques personnes âgées il n'y a pas grand monde. Mais aujourd'hui il devait en être autrement. Je photographiais quelques plantes quand une voix me demanda:
-Tu aimes la photo toi ? En me retournant je vis Pierre.
- Que fais-tu là ? Ne serais-tu pas en train de me suivre ?
- Non, l'endroit me plaît et donc je m'y rends, je ne suis pas responsable de cette rencontre.
C'est vrai que l'endroit était vraiment incroyable. Il est principalement constitué de son immense lac, qui abrite toute sorte d'espèces d'animaux différentes, les bois sont non loin du terrain de jeu pour enfants, il y a une très belle balade qui fait le tour du domaine, et on peut venir nourrir certain animaux. Lors des temps ensoleillés un vent frais nous caresse doucement le visage. On pourrait presque croire qu'il sort du c½ur du lac, il est doux et innocent, il soulève quelque mèches de cheveux, pour nous rafraîchir du fort soleil qui veille sur nous pratiquement la totalité de ces magnifiques jours d'été.
- Elles sont triste ces photos! Tu n'es pas vraiment douée !
En moins d'une seconde il se trouvait au dessus de mon épaule et regardait la photo que je venais de prendre.
- Pardon? Qui es-tu pour juger !?
Avant même que je finisse ma phrase il avait pris une photo d'un oiseau, qui prenait son envol au dessus de l'eau.
-Hey ! C'est mon appareil !
Il me le rendit et parti en direction de l'entrée. Je regardais sa photo au moment où il partit. Elle était beaucoup mieux que la mienne, elle avait de la vie et de belles couleurs. Elle avait était prise à un moment particulier, qui montrait une certaine liberté, beaucoup mieux que les miennes !

