Une lettre ?

Une lettre ?
Aujourd'hui j'ai eu une surprise de taille en arrivant au lycée. Ce matin, j'étais déjà bien en retard, les couloirs étaient vides comme si toutes les personnes avaient subitement disparue. C'est un moment bien étrange habituellement chaque parcelle de l'établissement qui n'abrite ni tableau noir, ni professeur, ni feuille de devoir, était envahie par les élèves. C'est un peu comme dans des grandes villes telles que Paris, Londres, Tokyo... Plusieurs individus se dirigeant dans n'importe qu'elle direction personne ne faisant attention à personne, c'est un lieu vraiment particulier lors des interclasses. Mais là c'était le vide absolu. Je me précipitais vers mon cassier qui se trouvait non loin de la salle de biologie le cours où j'étais déjà bien en retard. En ouvrant mon casier à mon grand étonnement une enveloppe tomba au sol. Elle était plutôt simple, une lettre devait sûrement se trouver à l'intérieur. J'avais environs 15 minutes de retard et connaissant M.Tronjik je savais que ses leçons sur l'anatomie d'une grenouille ne m'intéresserais guerre donc je pris le temps de lire ses quelques mots inscrits sur ce papier à lettre ordinaire.



Jeudi 15 septembre


____________Cher Kate,

______Pardonne moi de ne pas avoir le courage de te dévoiler mes sentiments autrement que sur une feuille de papier.
______Tu es pour moi une personne unique, chaque instant je le passe à penser à toi, me demandant si un jour tu remarqueras ma présence. Tu es si belle, si intelligente que je me demande si un jour l'honneur d'être près de toi me serait accordé. Chaque matin je me lève en pensant que peut-être dans la journée j'aurais le courage d'affronter ton si beau regard, le courage de tout t'avouer.

______Dès l'instant où je t'ai aperçu, j'ai su que jamais je n'allais pouvoir t'oublier, quand je repense à cette instant si bref où j'ai eu le bonheur de respirer ton odeur si enivrante, d'apercevoir tes si beaux yeux couleur noisette, ta chevelure simple et si belle à la fois ainsi que les traits doux de ton visage si fin, mon c½ur s'arrête. Je ne sais expliquer le comment du pourquoi je t'aime mais je sais qu'au fond il n'y a peut-être aucune raison, j'ai toujours pensé que l'amour venait un jour sans prévenir et qu'il frappait à n'importe quel moment et bien cette instant est arrivé il y a longtemps. J'ignores si ton c½ur et pris mais le mien l'est, et tu es la seule qui le détienne, il est tout à toi tu peux en faire ce qu'il te plaît, il t'appartiendra toujours ...

______Aujourd'hui je n'ai eu que le courage de te l'écrire mais peut-être qu'un jour je pourrais te l'annoncer en personne.

Un garçon qui pense énormément à toi.




En lisant ses quelques lignes je ressentis un sentiment étrange, de l'étonnement ainsi que de la curiosité, qui était ce garçon, pourquoi m'avait-il choisi moi alors qu'il y a tellement de fille dans ce lycée. Je ne pouvais pas m'empêcher de regarder partout autour de moi-même si j'étais bien seule à cet instant. Après quelques minutes passées à observer les alentours, je me rendis en cours où M. Tronjik n'était pas vraiment fier de mon arrivée si soudaine dans sa classe, il me questionna sur le pourquoi de mon si long retard et je n'ai eu comme seule réponse « panne de réveille, monsieur ! »
Il me répondit de son air hargneux « très bien ! Assieds-toi la où il y a de la place. » J'observai quelques instants la salle avant de constater qu'il n'y avait qu'une seule place de libre, celle à côté de Pierre...


# Posté le dimanche 25 janvier 2009 15:36

Modifié le mercredi 11 février 2009 10:35

Déclaration ...

________Cela fait trois jours que j'ai découverts cette lettre dans mon casier. Durant l'heure de biologie Pierre m'a demandait pourquoi depuis un moment on se voyait plus lui et moi. Je ne savais pas vraiment quoi répondre, je ne pouvais pas lui dire que j'étais amoureuse de lui mais lui était avec une autre... Je ne pouvais que répondre à sa question par un « Je ne sais pas et ce n'est pas vraiment le moment d'en parler, je suis déjà en retard la moindre des choses c'est de suivre ».


________Après cette journée je ne l'ai plus vu jusqu'à à cet après-midi, il était à peu près seize heure trente les cours étaient fini, les élèves avaient déserté les salles de classe ainsi que les couloirs, ils étaient tous repartis à leurs activités, en un instant je me retrouvais une fois de plus comme il y a quelques jours seule, à errer dans les couloirs, un calme vraiment paisible régnait dans ces vieux bâtiments. Je me croyais seule, mais je me trompais, non loin de mon cassier se trouvait Maxime, un garçon de ma classe. Maxime était plutôt très agréable à regarder, il était grand, ces cheveux étaient blond, quelques mèches lui tombaient sur les yeux, ces derniers était d'un très joli vert.
________En réalité Maxime avait tout du beau surfeur. Cela m'étonnais qu'il soit encore dans le lycée à cette heure, habituellement il va au foot après les cours, donc par curiosité je l'interpellais pour lui demander la raison de sa présence si inattendue, « Alors comme ça notre meilleur avant-centre n'est pas sur son terrain ?»
________Il se retourna un peu surpris, il devait lui aussi penser être seul. Il répondit à ma question par un «non» plutôt faible, il n'était pas comme à son habitude, il regardait autour de lui et soudainement il laissa apparaître une enveloppe qu'il cachait derrière son dos. Elle ressemblait à celle qui avait été déposé dans mon cassier, à ce moment précis je compris qu'il s'agissait peut-être de lui, c'était peut-être lui le garçon qui m'avait écrit maladroitement ces quelques mots. Il me regardait un peu gêné, sans qu'il n'ai eu le temps de dire la moindre chose je le questionnai :

-C'est toi qui m'a écrit cette lettre ? Je sortie la feuille de ma poche et lui tandis, je dois l'avouer j'étais vraiment mal à l'aise, je savais la réponse que j'allais lui fournir et cela était difficile à avouer...

-Oui, c'est moi je n'avais pas le courage de tout te dire, j'avais peur que tu ne me ris au nez et je ne savais pas si tu étais libre on te voyait passer beaucoup de temps avec Pierre Thomas l'année dernière.

-C'était, comme tu le dis l'année dernière, tout à changé maintenant ! Et je suis étonnée que tu es été intimidé par moi, tu es si populaire auprès des filles... Justement pourquoi moi, je ne comprend pas, il y a des filles mieux comme Camille par exemple !

Je le regardais sans vraiment comprendre. Qu'est ce qu'il me trouvait ? Puis soudainement il rompu ce silence interminable avec quelques mots qui raisonne encore dans ma tête :
________«Je t'aime !»

Après le dernier son qu'il produit en prononçant cela il pu lire sur mon visage l'étonnement qu'il avait produit, je ne savais pas répondre face à cette déclaration. Pour moi Maxime avait toujours était le garçon populaire, gentil, mignon et drôle de ma classe, je ne l'avais jamais vue comme un copain potentiel, que je serrerais dans mes bras, auquel je dirais je t'aime comme on dit, je ne peux vivre sans toi, ce garçon que l'on ne peut que observer, que sa simple présence nous rend heureuse, ce garçon que l'on garde près de soit mais pas trop pour ne pas le faire fuir... A mes yeux, Maxime n'avait jamais été ce genre de personne.
________« Je vous dérange peut-être ? »

Pierre se trouvait juste derrière moi, j'ignore encore maintenant ce qu'il a pu entendre mais suffisamment pour se sentir lui aussi mal à l'aise.
J'aurais aimé qu'il n'entende pas la déclaration, qu'il ne soit pas là à ce moment, il répondait parfaitement au critère du copain potentiel ... Est ce que pour lui s'était une bonne nouvelle que j'accepte de sortir avec Maxime ?

________- Et bien ...
________- Non, j'allais m'en aller. Kate tu pourras me donner ta réponse quand ça te plaira, je peux attendre !

________Et sur ces paroles il s'en alla, je me retrouvais une fois de plus seule avec Pierre, mais cela ne dura pas plus d'une minute, il me regarda et parti sans dire un mot, j'ignore ce qu'il pensait à ce moment mais à en juger par son regard il n'était pas vraiment comme d'habitude.

# Posté le vendredi 06 février 2009 17:05

Modifié le mercredi 11 février 2009 10:44

T'es mots on un pouvoir ! Celui de me faire rougir !

William Shakespeare a dit un jour :

«Une femme repousse parfois ce qui la charme le plus.»

_________Il se peut que ces douces paroles me soit sujet à réflexion, durant un an maintenant j'ai cacher mes sentiments envers le beau jeune homme qui vit à quelque pas de chez moi. Je ne lui ai jamais laisser apercevoir le moindre sentiment autre que l'amour, et maintenant qu'il est avec une autre qui, elle n'a pas laisser la moindre chance au hasard, je commence à regretter chaque instant où j'aurais pu tout avouer. Il se trouvait si près de moi, c'est peut-être parce qu'il était aussi près qu'il était si inaccessible. Voilà à quoi je pensais ce matin durant le court de français. Je regardais ailleurs, sans prêter la moindre attention à ce que mon professeur racontais quand soudain j'entendis le prénom de Pierre s'élever comme un souffle de vent dans la salle inondée par les bavardages furtifs des élèves peu attentifs.
_________ Il devait résumer devant toute la classe se qu'il pensait de la jeune fille du texte, que notre cher professeur venait de lire, je m'estimais heureuse de ne pas avoir été interrogée j'ignorais totalement de quoi on parlait. En quelques secondes le silence revint dans la pièce, je ne pouvais m'empêcher de le regarder, il se leva, se dirigea vers le tableau et fit face à la classe. Chaque élève avait le regard braqué sur lui, chaque personne attendait avec impatience les mots qu'il allait prononcer. Car avec Mme Caldos chaque passage devant la classe était un enfer pour l'élève interrogé, elle trouvait à chaque fois une excuse pour critiquer les paroles prononcées par l'individu se trouvant face à elle, et j'épargne le récit de la torture qu'elle inflige à l'ignorant qui ose avec audace montrer le bout de son nez sans savoir préalablement les réponses à ce questionnaire de l'enfer.

_________«Je trouve ce personnage intrigant, chacune de ses paroles sont choisies avec soin et beauté. Elle ne révèle pas ses sentiments par des gestes, mais par de belles phrases compliquées, elle ne pèse parfois pas ses mots et c'est ce qui fait son charme irrévocable.
A-t-elle des allure de princesse ? Non, je dirais même qu'elle en est le contraire, fidèle à elle même, elle cache chaque trait de beauté derrière un masque de velours, chacun de ses défauts se montre comme des atouts qu'aucune autre ne pourrait avoir. Mais derrière cette mystérieuse coquille se cache une jeune fille au c½ur pur, fragile comme le cristal, douce comme la soie, belle comme le coucher du soleil. Elle a été blessée à travers le temps, par une personne qui lui semblait éternellement proche mais qui sans s'en rendre compte à fait d'elle une poupée de cire au c½ur glacé... Elle est devenue par sa faute une femme froide, sans pitié, qui n'a comme seule amie la haine et l'amertume. Une femme en guerre avec elle même. Voilà ce que je pense de ce personnage, est-ce que je l'apprécies ? Oui, en réalité elle me passionne, car j'aimerais connaître le sentiment qui l'as poussé à cette haine, il devait être plus fort que tout mais surtout magnifique»

_________Durant toute son intervention j'ai cru qu'il me parlait à travers ces phrases, j'ai cru que chacun de ses mots m'était destinés. Puis j'ai également remarqué qu'il n'avait fait que me regarder, peut-être fixait-il un point dans la salle pour pouvoir se concentrer...
Quant à Mme Caldos, elle ne pu que faire un signe de la tête montrant qu'elle était en accord avec les paroles de Pierre, un grand étonnement se fit sentir dans la pièce, jamais cette femme n'avait était en accord avec un de ses élève, elle avait toujours une chose à rajouter, même un petit détail, rien qu'un seul petit détail, mais là rien, pas la moindre contestation. J'ignorais toujours de quel personnage on parlait, j'aurais pu demander à mon voisin mais en réalité je ne m'y intéressait pas vraiment. Peu m'importait de savoir qui était cette femme dont il avait si bien parlé, la seule chose qui me restait en mémoire était ses mots tellement bien choisi, tellement beaux et doux à entendre. Et la seule chose qui me fit revenir de mes rêverie était le raisonnement de la sonnerie annonçant fièrement la fin des cours.

_________ A la sortie de la classe j'entendis Pierre m'appeler, mais je fis la sourde d'oreille, au fond de moi je n'avais pas envie qu'il brise cet instant si magique qui venait de se produire dans cette salle de classe habituellement ennuyeuse. Peut-être étais-je comme Shakespeare le disait si bien, une femme qui repoussait ce qui la charmait le plus, en l'occurrence je repoussait Pierre, peut-être involontairement je repoussais également le bonheur.

# Posté le jeudi 12 février 2009 07:05

Modifié le vendredi 13 février 2009 17:45