Jeudi 15 septembre
____________Cher Kate,
______Pardonne moi de ne pas avoir le courage de te dévoiler mes sentiments autrement que sur une feuille de papier.
______Tu es pour moi une personne unique, chaque instant je le passe à penser à toi, me demandant si un jour tu remarqueras ma présence. Tu es si belle, si intelligente que je me demande si un jour l'honneur d'être près de toi me serait accordé. Chaque matin je me lève en pensant que peut-être dans la journée j'aurais le courage d'affronter ton si beau regard, le courage de tout t'avouer.
______Dès l'instant où je t'ai aperçu, j'ai su que jamais je n'allais pouvoir t'oublier, quand je repense à cette instant si bref où j'ai eu le bonheur de respirer ton odeur si enivrante, d'apercevoir tes si beaux yeux couleur noisette, ta chevelure simple et si belle à la fois ainsi que les traits doux de ton visage si fin, mon c½ur s'arrête. Je ne sais expliquer le comment du pourquoi je t'aime mais je sais qu'au fond il n'y a peut-être aucune raison, j'ai toujours pensé que l'amour venait un jour sans prévenir et qu'il frappait à n'importe quel moment et bien cette instant est arrivé il y a longtemps. J'ignores si ton c½ur et pris mais le mien l'est, et tu es la seule qui le détienne, il est tout à toi tu peux en faire ce qu'il te plaît, il t'appartiendra toujours ...
______Aujourd'hui je n'ai eu que le courage de te l'écrire mais peut-être qu'un jour je pourrais te l'annoncer en personne.
Un garçon qui pense énormément à toi.
En lisant ses quelques lignes je ressentis un sentiment étrange, de l'étonnement ainsi que de la curiosité, qui était ce garçon, pourquoi m'avait-il choisi moi alors qu'il y a tellement de fille dans ce lycée. Je ne pouvais pas m'empêcher de regarder partout autour de moi-même si j'étais bien seule à cet instant. Après quelques minutes passées à observer les alentours, je me rendis en cours où M. Tronjik n'était pas vraiment fier de mon arrivée si soudaine dans sa classe, il me questionna sur le pourquoi de mon si long retard et je n'ai eu comme seule réponse « panne de réveille, monsieur ! »
Il me répondit de son air hargneux « très bien ! Assieds-toi la où il y a de la place. » J'observai quelques instants la salle avant de constater qu'il n'y avait qu'une seule place de libre, celle à côté de Pierre...
